Bienvenue ! Voici le blog des communistes de Villeurbanne. Ce blog nous permettra de pouvoir communiquer avec plus d'interactivité et de vous donner les informations des communistes en temps réel ! Unissons nous pour agir et changer la société ! Ensemble pour abolir le capitalisme !
Mardi 21 février, le vote à l’Assemblée nationale du Mécanisme Européen de Stabilité (MES) a ouvert à nouveau le débat à gauche sur la construction européenne. Le MES est le premier volet de la généralisation des politiques d’austérité qui doit être complété par un nouveau traité européen préparé par Sarkozy et Merkel. Le MES qui est présenté par la droite comme un mécanisme de solidarité avec les peuples doit permettre d’aider les Etats européens en difficulté à payer leurs dettes. Derrière l’aide aux peuples, ce sont les grandes banques européennes (dont les banques françaises BNP PARIBAS, Société Générale, Crédit Agricole…) qui ont massivement spéculé sur les dettes souveraines qui vont en bénéficier. Cette aide ne sera accordée qu’à la condition que le gouvernement applique des politiques d’austérité brutales dictées par l’UE, la BCE et le FMI. Et les mécanismes du MES octroient de fait un droit de veto aux Etats français et allemand dans l’application des aides. C’est un fonctionnement anti-démocratique de l’UE qui est entériné, avec un étouffement supplémentaire de la souveraineté démocratique des peuples.
C’est en toute logique que les députés du Front de Gauche ont voté contre le MES qui ne constitue en rien une réponse à la crise économique qui frappe l’Europe depuis plus de trois ans. On ne peut que se réjouir également du vote « contre » des députés d’Europe Ecologie les Verts. Par contre le choix de la majorité des parlementaires socialistes de s’abstenir, et donc de rendre possible l’adoption du MES (alors que le PS pourrait s’opposer au sénat où il dispose de la majorité) est affligeant. Ce choix marque la soumission du PS aux politiques d’austérité infligées aux peuples. Où est la « justice » que prétend mettre en œuvre François Hollande ? Comment compte t-il « combattre la finance » ainsi qu’il l’annonçait à son meeting du Bourget ? Jean Marc Ayrault a expliqué, au nom du groupe socialiste, qu’il soutenait le principe du MES, mais qu’il ne pouvait voter « pour » en raison du lien entre le MES et le futur traité qui doit être finalisé en mars. Traité que François Hollande prétend renégocier une fois arrivée au pouvoir, tout en laissant entendre que la renégociation pourrait se limiter à l’ajout d’un volet social… Les 16 députés socialistes qui ont voté contre le MES mardi 21 février ont fait preuve d’une cohérence qu’on ne peut que saluer. Espérons que leur exemple soit suivi au Sénat le 28 février. Ce sont des points d’appuis importants pour contribuer à faire évoluer le débat dans toute la gauche dans les prochains mois.
Car la crise que traverse la construction européenne n’est pas prête de s’arrêter. Elle est le produit d’une crise globale du capitalisme mondialisé qui se déploie sur l’ensemble du globe. La gauche, si elle veut être capable de dessiner une véritable alternative à la folie des politiques libérales, doit oser proposer des solutions globales, qui œuvrent au développement d’une autre Europe, au service des peuples et pas des banques et de la finance. C’est ce que le Front de Gauche propose comme politique à toute la gauche.
Par GU