Bienvenue ! Voici le blog des communistes de Villeurbanne. Ce blog nous permettra de pouvoir communiquer avec plus d'interactivité et de vous donner les informations des communistes en temps réel ! Unissons nous pour agir et changer la société ! Ensemble pour abolir le capitalisme !
Habituellement dans la vie, cinq ans
c’est une courte période,
un temps qui passe trop vite…
Et pourtant, le quinquennat de la présidence Sarkozy a été bien long. On semblait ne jamais en voir la fin de ces cinq années plus longues qu’un siècle, tout au long desquelles l’injustice sociale a été érigée en règle de gouvernance, cinq années de démolition d’un système social bâti par des décennies de luttes du monde du travail, du Front populaire à la Libération. Au moment où point à l’horizon de quelque cinquante jours la possibilité démocratique de mettre un terme à cette calamiteuse séquence historique, des millions de Français – une large majorité, selon les enquêtes d’opinion et d’après ce dont témoigne de manière presque tangible le climat politique – ne veulent pas rater le rendez-vous du printemps.
Après plusieurs départs de campagne qui visiblement n’ont renversé aucune table ni fait trembler la courbe des intentions de vote en sa faveur, l’équipe de campagne du sortant est gagnée par la nervosité et l’inquiétude. La parole du président sortant est décrédibilisée. Tant de promesses et autant de mystifications ont lassé la majorité des Français, au point que ses propos font l’effet d’un disque rayé sur un vieux gramophone. Après avoir cru utiliser un joker en annonçant des référendums de circonstance « pour rendre la parole au peuple », lui qui a piétiné le vote des Français sur l’avenir de la construction européenne, le voilà qui se livre à une course à l’échalote avec l’extrême droite. La France serait « submergée » par l’immigration, le vote des résidents étrangers aux élections locales – qui est la règle dans de nombreux pays européens – mettrait en péril la République, l’exhumation de « l’identité nationale » vise à tenter de réveiller l’entreprise de division nationale du début du quinquennat, le droit d’appel des victimes sur un jugement de cour d’assises a pour but d’entretenir le mythe d’une justice laxiste. Et que dire des menaces contre le regroupement familial, de la remise en cause du statut pénal des mineurs ? Que penser enfin de l’incroyable diversion sur la viande halal et casher dans la bouche du président sortant et du Premier ministre ?
Est-ce là parole d’hommes d’État ? Poser la question, c’est y répondre. Tout est bon pour essayer de déporter le débat politique hors des préoccupations réelles des Français : l’emploi, le pouvoir d’achat, les retraites, l’éducation, le logement. Nicolas Sarkozy aimerait effacer, le temps d’une campagne, son image de président des riches, mais le naturel revient au galop quand il s’emporte contre « la lutte des classes », quand il fustige une juste contribution fiscale des grandes fortunes.
Les citoyens ne sont pas disposés à accepter une telle campagne. Et la gauche doit répondre à cette attente, ce que s’efforcent de faire partout dans le pays les militantes et militants du Front de gauche et leur candidat, Jean-Luc Mélenchon. Car la tâche qui attend une majorité de gauche nécessitera énergie et courage politique. Tout en construisant un nouvel avenir, il lui faudra réparer ce que cinq ans de sarkozysme ont abîmé, abolir toutes les lois de la régression.